Monthly Archives: février 2010

Pas une seule ride pour Beauty’s!

Il fait bon vivre chez Beauty’s! Fondé en 1942 dans le quartier juif, ce petit dinner est sans doute l’une des plus anciennes adresses de la ville. Autant dire que les brunchs et burgers de ce restaurant sans prétention sont des secrets de Polichinelle pour Montréal entier!

review beauty's

Beauy’s est un restaurant de génération, où Hymnie, le propriétaire des lieux, accueille sans relâche et avec une énergie débordante ses fidèles clients, petits et grands. Le personnage en lui même donne déjà bien le ton de Beauty’s: un endroit simple, rapide et joyeux.

beauty's montreal

Au menu, ne ratez pas le Beauty’s Special, un bagel généreux en saumon fumé, fromage à la crème, petits oignons et rondelles de tomates juteuses… un pur délice! Testez aussi leur bacon, un des meilleurs que j’ai mangé à Montréal!

beauty's special montreal

Enfoncez-vous dans les banquettes bleues moelleuses ou, pour faire typique, prenez place au bar and enjoy baby!

chez beauty's

Beauty’s – 93, avenue du Mont-Royal Ouest, Montreal, QC, H2T 2S5

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View Partially Obstructed, un pas artistique et social contre la violence

Habituée aux compositions contemporaines québécoises, j’ai été très surprise par le côté « propre » et subversif de View Partially Obstructed, nouveau spectacle de danse contemporaine réalisé par la chorégraphe New-yorkaise Gina Gibney. La communication avec le public existe à peine, les corps ne sont pas en transe, ils sont même dénués d’émotions, les mouvements sont nettement moins saccadés, et pourtant le sujet est grave.

Je n’y ai pas trouvé non plus cette petite interprétation subjective qu’il me plait d’utiliser dans l’art contemporain mais j’y ai compris en revanche la disruption des genres où la femme devient l’égal de l’homme, prend même une place bien plus forte en le soulevant dans les airs, en inversant les rôles dominant/dominé finalement. Une vision plutôt avant-gardiste de la danse où effectivement on ne sait plus très bien ce que l’on voit ou ce que l’on doit croire sur le genre humain.

view partially obstructed by gina gibney
Photo: Anja Hitzenberger

Artistiquement parlant, J’ai eu l’impression ici d’assister à un tableau vivant merveilleusement aidé par une musique planante de Ryan Lott et des projections visuelles en temps réel étonnantes de Joshua Ott. Je tiens à saluer aussi la prestation particulièrement brillante de Courtney Drasner, longiligne, sublime et gracieuse… si gracieuse! A noter aussi le final, très réussi avec des éclairages incroyables.

Les amateurs de sensations et émotions fortes seront déçus. Les introspectifs adoreront en revanche.

Finalement, un très beau message vient accompagner cette dernière création de Gina Gibney: le projet Danse contre la violence. L’objectif consiste à créer des chorégraphies contemporaines humanistes mais aussi à donner la parole aux femmes dans le besoin, la souffrance. Avec la dance, elles peuvent se réapproprier leur corps, leurs émotions et repartir plus confiantes et vaillantes. Quatre partenaires au Québec se sont alliés à ce projet: l’Agora de la danse, l’avocate Amélie Dionne Charest, les maisons d’hébergement La Dauphinelle et Montréal Danse. Un magnifique pas social et artistique qui ne demande qu’à grandir!

View Partially Obstructed se joue du 25 au 27 février 2010 à l’Agora de la danse – 840 rue Cherrier – à partir de 20h.

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Pop Stylish Girl…

La semaine de la mode arrive à grand pas à Montréal. Avant de vous emmener au coeur de tous les défilés pour décrypter les nouvelles tendances et les pièces phares de nos designers locaux, quoi de mieux qu’un petit shoot de style! Récemment, je vous parlais de la boutique fantaisiste Lollipops et du fameux photo-shoot que nous avions organisé. Le côté rose bonbon de la marque m’a donné envie de développer un thème mi femme-enfant / mi femme-fatale. J’ai toujours aimé les contrastes, allier le noir à du girlie pour obtenir des combinaisons glamour et légères à la fois.

La working girl excentrique

Sa pièce phare: la veste de smoking dans la tendance, épaulettes légèrement relevées et taille cintrée. Elle y ajoute un haut simplissime et relève ses cheveuxen un chignon travaillé/négligé. Et puis il y a les détails hyper féminins qui ne trompent pas: les collant à petits points blancs, la ceinture en métal tressé et bien évidemment la touche girlie de la petite pochette blanche, agrémentée de strass et de clous, qu’elle peut transformer en « sac chaine » dès qu’elle le désire. On la voit souvent attablée au Café Holt, se délecter d’un thé Mariage Frères, en pleine lecture d’un contrat.

lollipops 2010

Sac Lollipops
Veste à épaulette Zara
Débardeur JNBY since 1994
Robe/jupe American Apparel
Ceinture Urban Outfitters
Collant Wolford

La hipster androgyne

Les accessoires, elle adore! Particulièrement les chapeaux (elle en a une collection impressionnante). Elle a immédiatement adopté le sarouel, confortable et léger. Elle craque pour les grands designers mais en friperie: l’achat responsable et écologique, elle adhère totalement! De surcroit, elle aime les matières naturelles comme le beau cuir et les plumes et a une attirance toute prononcée pour les couleurs chaudes comme le brun, le rouge, le jaune qu’elle répète à plusieurs endroits sur sa tenue aux couleurs neutres. Dans son ipod, Pamplamoose tourne en boucle.

lollipops montreal

Sac Lollipops
Débardeur Dna Sport
Sarouel Blue Deep
Chapeau Urban Outfitters
Bracelet Lollipops et vintage
Sautoir Noemiah
Ceinture Dloce&Gabbana

Dark baby doll

Elle vit la nuit, dort le jour et aime porter des vêtements structurés qui accentuent sa minceur et ses traits géométriques. Elle est très silencieuse, un brin acerbe…  on ne la voit jamais venir. Le noir est son basique par excellence, insolemment glamour et protecteur à la fois. Son idole? Effy dans la série anglaise Skins.

lollipops collection

Pochette Lollipops
Robe/haut Complexgeometries
Sautoir Uranium
Collier et bracelet Èk San Créations

La parisienne

Elle court le Quartier Latin de Paris, connaît Saint-Gemain-des-Prés sur le bout des doigts. Mutine et moqueuse elle a adoré le concept de la veste boyfriend et encore plus le principe du vestiaire commun avec son homme. Veste, béret et tee-shirt s’échangent allègrement. Son petit plaisir, ce sont les sacs, qu’elle garde précieusement pour elle et qu’elle choisit toujours ultra féminins pour contraster avec son look femme-garçonne. Son blog de référence: Une armoire pour deux.

lollipops printemps été 2010

Pochette Lollipops
Veste Boyfriend Brooks Brothers vintage
Débardeur JNBY since 1994
Jean Hugo Boss
Béret Galeries Lafayette
Sautoirs Nadine Delepine

La romantique rock

Le strass et la résille sont ses péchés mignons. Les robes Balmain l’ont particulièrement impressionnée et elle en a trouvé des répliques convaincantes chez Zara. Fleur bleue dans l’âme, elle aime mélanger les petits nœuds strassés à de belles robes courtes moulantes aux épaulettes prononcées et casser cette harmonie avec des collants excentriques et romantiques. On la voit souvent au Mod Club se déhancher sur de l’indie rock ou de la new wave.

lollipops

Sac Lollipops
Robe à épaulette Zara
Collants Urban Outfitters
Sautoir Noemiah

Photographe: Julia C Vona
Maquilleur: Louis-Charles Gourlay
Styliste: Une parisienne à Montréal
Mannequin: Guiomar D-A

Un grand merci à Lollipops pour avoir contribué à ce shooting!

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L’amour n’est qu’une infinité de « Suites Cruelles »

On ressort engourdi de « Suites Cruelles ou le diable est dans les détails »… On a vécu la douleur, la contorsion, l’émotion, le désir et le rire. En somme, tous les ingrédients nécessaires à la composition d’une passion déchirante. Le résultat: une nostalgie inconfortable dont on voudrait se débarrasser et garder pour toujours. On a cette étrange impression de se réappropier tous les déboires de nos premières amours; les plus difficiles et les plus touchantes; ces relations « oxymores ». Amateurs de Nietzsche, cette représentation est pour vous!

pièce suites cruelles

Au delà de la performance des danseurs, déchirants dans le martellement de leurs corps et la puissance de leurs émotions, l’immense force de cette pièce repose sur le mélange des arts. A la chorégraphie, viennent s’ajouter le théâtre, la vidéo, la lumière, les instruments de musique (piano et batterie) et l’humour. Une association qui donne une originalité toute particulière et qui tient le spectateur en haleine. On rit vraiment au milieu de cet amas de souffrance, et dieu que c’est plaisant! On notera aussi l’acceptation totale de la part de féminité chez l’homme, traduite par le port de talons et l’homosexualité présente.

suites cruelles

« Suites Cruelles » de Hélène Blackburn se joue à l’Agora de la danse – 840 rue Cherrier – du 18 au 20 février 2010 à partir de 20h.

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Réveil difficile pour le Steak Frites…

Tous les oiseaux de nuit ne se réveillent pas avec une forme de toute première fraîcheur… c’est le cas du Steak Frites, nouvellement installé sur la rue Saint-Denis. Look design, bonne réputation et notoriété acquise, le Steak Frites se dote néanmoins d’un très gros bémol pour leurs brunchs, qui, disons le franchement, remporte ici la palme du plus mauvais brunch jamais testé à Montréal. Je ne suis généralement pas friande des mauvaises critiques, mais après cette expérience, je ne pouvais pas me taire.

steak frites montreal

Le service

Une horreur… 1h d’attente pour recevoir cinq déjeuners… dont quatre erronés. L’excuse qu’on nous fournit? La préparation prend au minimum 30 minutes pour le nombre de personnes que nous étions… euh? Avec les tables de 10 vous faites comment? Pas un sourire et pas un mot d’excuses pour les erreurs commises au passage. Nous avons dû attendre 20 minutes supplémentaires pour recevoir nos commandes originales. Bon départ…

Le brunch

Une joyeuse petite blague! Une feuille de salade, deux rondelles de tomates qui se battent en duel, un soupçon de bacon, deux petits oeufs et le pompon, des pommes de terre et une baguette surgelées… charmant n’est-ce pas! A noter bien sûr, que rien n’est arrivé synchronisé, le pain demandant 5 minutes de (réchauffement) cuisson au four… Nos oeufs ont donc eu tout le temps de refroidir en paix! Au final: 12 dollars pour cette assiette de « qualité »! Je n’ai même pas pris une seule photo de ces plats tant l’intérêt manquait.

A la fin de ce repas, on nous a gentiement dit que la comptabilité allait être oubliée pour cette fois-ci. 9 dollars plus tard, sans taxe et sans pourboire nous étions dehors, le ventre creux et l’esprit vraiment amer. J’espère sincèrement pour le Steak Frites que cet incident n’est qu’un accident de parcours…

Le Steak Frites - 4167 Rue St-Denis Montreal, QC

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