Category Archives: Design and Art

Sur un air de Anne Hathaway…

Le petit mot de Julia

Pour ceux qui ne le savent pas encore,  lorsque l’on parle de Laure alias une parisienne à Montréal on dit souvent qu’elle ressemble à Anne Hathaway.  En effet,  je le remarque moi-même régulièrement quand j’ai le plaisir de la prendre en photo, sans parler des gens qui l’abordent en lui mentionnant sa ressemblance avec la star américaine.

Il m’est alors venue l’idée de faire un séance photo avec Laure pour faire ressortir les similitudes entre les deux jeunes femmes. Après quelques recherches, j’ai trouvé des photos que Anne Hathaway avait fait pour le W Américain. J’aime l’ambiance et la qualité des photos, une source d’inspiration parfaite pour le projet.

Laure qui se fait chouchouter

Après quelques heures de préparations avec mes talentueux collaborateurs, Ludovic Leroy et Cynthia-Christina Cee, nous avons créé une toute nouvelle Laure, qui ressemble étrangement à mademoiselle Anne Hathaway, qu’en pensez-vous?

Robe Marchesa

Robe Donna Karan

Photos: Julia C. Vona
Styliste-coiffeur: Ludovic Leroy
Artiste maquilleuse: Cynthia-Christina Cee
Modèle: Laure
Un merci tout particulier à Très Chic Styling pour nous avoir prêté les robes Marchesa et Donna Karan

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New York, un peu, beaucoup… à la foliiiiie!

Le petit week-end « revival » New Yorkais s’imposait! Soldes, beau temps et exposition de mon ami Thomas Mainardi étaient les parfaits alibis pour s’évader le temps de deux jours! J’ai PLEIN de choses à vous montrer!

Tout d’abord un petit « breakfast » (what else!). Le week-end a commencé dans un dinner, un vrai de vrai, sur broadway street dans l’upper west side. Le résultat? Des quantités bien à l’américaine avec un +++ pour les pancakes :) Un régal!

Direction ensuite la 5ème avenue pour ses magasins luxueux, son chic et son tourbillon de gens. Passage touristique obligé à Time Square pour montrer aux copines françaises l’image même de New York puis direction Chelsea à l’Agora Gallery pour admirer l’exposition de mon ami Lillois Thomas Mainardi. Je vous avais dit qu’il irait loin! Après avoir exposé à Montmartre, à Paris, le voilà à New York! Sur les photos, d’autres oeuvres présentes dans la galerie.

Sur le chemin de Greenwich Village nous avons croisé complètement par hasard une vente de garage vintage absolument fabuleuse! Décidément West Village m’étonnera toujours!

Arrêt ensuite dans un petit restaurant scandinave tout à fait charmant répondant au « doux » nom de Smörgas (oui je sais on repassera pour la douceur). La déco était sensationnelle, très raffinée, toute cosy et les plats… une pure merveille. Un saumon ultra tendre, des oeufs bénédictines fondants et une gaufre aux petits fruits rouges nappée de sauce à la fraise juicy à souhait. Ja passerai sur les multiples éloges que je pourrais écrire ici! Ne parlons pas de la présentation des plats absolument parfaite!

Dans Greenwich Village on se balade sur Bleeker street, on fait un petit saut chez Marc Jacobs et on regrette de devoir abandonner les cupcakes de chez Magnolia Bakery cause de file gigantesque. Pour le méga shopping avec Topshop, Uniqlo, Zara, Club Monaco et toutes les grandes chaines qu’on adore rendez-vous sur Broadway Street… monde fou assuré! Et après tant de marche qu’est-ce qui pouvait nous faire un bien dingue? Une petite pédicure peut-être? Oui oui! Avec un petit massage des mollets et des pieds pourquoi pas? Oui oui oui oui oui!!! Sur Broadway nous avons découvert un institut génial qui a ressuscité nos pieds en un rien de temps. Cerise sur le gâteau, les fauteuils étaient massants!!! Un PUR bonheur!

Et enfin la touche finale de la soirée, un burger divin dans Greenwich, au Corner Bistro qui peut se vanter de posséder l’un des meilleurs burgers de NYC. Ambiance taverne, décontractée, limite rustique: nos burgers étaient servis dans des assiettes en plastique… mais la viande était tellement bonne qu’on a vite oublié le côté cheap :) Ne prenez pas les frites, elles m’ont aucun intérêt! Résultat des courses un petit 6$ + taxe + pourboire… Très bien tout ça très bien!

Source: Kristin Maverick

Le lendemain, exploration de Soho, Nolita et un poil de Tribeca. Nous sommes allées bruncher dans une institution New Yorkaise (française!), j’ai nommé la brasserie Balthazar. Magnifique restaurant avec un fond sonore, un mobilier et un uniforme de serveurs très français. Brunch évidement délicieux! On se jette sur le panier de viennoiseries tout à fait fondantes, croustillantes, fruitées et chocolatées et on attaque le plat de résistance avec des oeufs bénédictines à la florentine ou plus original à la polenta/tomate… mon estomac en est tout nostalgique…

Petite visite chez les créateurs locaux du coin, deux trois petits achats et hop il est temps de repartir pour Montréal, avec l’enfer du bus… Je vous épargne la classe d’Albany à côté de New York… bref, passons.

Metro Dinner – 2641 Broadway, New York, NY 10025-5043, United States
Agora Gallery – 530 West 25th Street, New York, NY 10001, United States
Smörgas – 283 West 12th Street, New York, NY 10014-1906, United States
Broadway Nail&Spa – 818 Broadway, New York, NY 10003-4804, United States
Corner Bistro – 331 West 4th Street, New York, NY 10014-1901, United States
Balthazar – 80 Spring Street, New York, NY 10012-3907, United States

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Un véritable bijou: Èk San créations!

Le petit mot de Julia

Vendredi soir avait lieu l’expo-vente d’Èk San créations, une marque au design urbain et féminin. C’est dans l’intimité et le confort de son appartement que la designer, Faya Dequoy, nous accueille pour découvrir ses collections. Le salon devient une petite boutique avec des vitrines où on peut admirer ses pièces. Dans ce lieu privilégié, on a le luxe d’avoir des sofas et le loisir de se servir fromages, trempettes et vin.

Rapidement l’appartement se remplit de demoiselles mais on remarque quelques hommes tel que André Nadeau, comédien, qui a déjà craqué pour un collier et qui vient en chercher un deuxième! Car Èk San c’est aussi une collection pour les homme, sobre et épurée.

Cette expo-vente m’a donné envie de vous en dire un peu plus sur la marque et la designer. Ek San est une étoile montante dans le milieu du bijoux urbain, car après seulement un an, on peut voir ses pièces portées par plusieurs artistes (Mitsou, Marie-Eve Janvier, Annie Dufresne…) lors du défilé DIVA à la semaine de la mode de Montréal. Et dernièrement, ses bijoux étaient offerts dans des sacs cadeaux pour la 25ième édition du gala ARTIS.

On trouve maintenant les bijoux ÈK San dans plusieurs boutiques telles que L’autre placard, Opaline Studio, Zed Objet et KA.VIE.ART mais aussi sur la boutique en ligne Artefaks. Mais le bon plan pour profiter des rabais de la designer et du confort d’un appart c’est la soirée de filles spécial Èk San: tu choisies une date, tu appelles tes copines et tu contactes la designer pour qu’elle amène ses collections chez toi et hop c’est fait! Entre deux gossips tu admires, essayes, et sélectionnes tes pièces favorites!

Personnellement j’ai toujours du mal à choisir surtout qu’Èk San ce sont des bijoux que je peux porter au quotidien avec une tenue décontractée ( collection Verria), ou en soirée (collection Marie Vinty). Mais là où Èk San se démarque c’est sur les pièces sur mesure réalisées pour l’occasion de shootings photo, comme les lunettes extravagantes à la Lady Gaga spécialement conçues pour les NAHA (North American Hairstyling Awards). Il suffit de lui donner une idée, un concept et elle est inspirée pour créer des pièces qui m’étonnent toujours par leur originalité, qualité et esthétisme.

J’attends donc avec impatience une toute nouvelle collection, dévoilée dans moins d’un an, où des pièces de joaillerie seront intégrées aux bijoux.

Texte et photos: Julia C. Vona

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Cock-Pit ou les premiers émois des jeunes coqs

La nouvelle création de Wen Wei Wang, chorégraphe Sino-Canadien, créé de l’émoi, non seulement dans la presse quasi unanime sur l’excellence de la performance mais également au coeur même de sa chorégrapie, où les premiers instincts animaux et sexuels de quatre jeunes garçons s’exposent dans un huis clos.

Le spectacle, emprunt des souvenirs de la jeunesse chinoise du chorégraphe, nous offre des danseurs aux membres allongés par de longues plumes de paon, souples et légères, amenant une dimension esthétique d’une exceptionnelle beauté. L’extension de leur « soi » peut donc commencer pour comprendre et apprendre leur vraie nature.

Wen Wei Wang nous emmène à la recherche des sens, des premières sensations excitantes et interdites et à la redécouverte de l’état de nature.
Les influences chinoises sont multiples: les plumes sont le symbole des guerriers chinois et les boules bleues que se lancent tour à tour les danseurs se trouvent être des oeufs de fertilité, synonyne de volonté de procréer.

J’y ai également vu le retour à l’état de nature animal, cet état où lorqu’une frustration nait (les petit garçons chinois n’avaient en aucun cas le droit d’approcher une fille), le corps devient plus violent, se rétracte, et plutôt que d’agir comme un lion, finit en insecte. Cette sensation de terrier animal devient encore plus forte lorsque les interprètes se parlent entre eux dans un langage proche du murmure, du susurrement et des bruits de jungle, accentué par une musique de bruissements.

Bien que l’ensemble soit d’une pure beauté, une seule petite chose manquait de modernisme: la place de la femme. Certes, le spectacle cherche à retranscrire la condition des petits pensionnaires chinois et leurs droits face aux femmes, mais le regret reste que l’unique danseuse tient un rôle finalement très classique, jouant à nouveau les femmes séductrices et porteuses de conflits… Une image plus imposante aurait été une petite touche supplémentaire pour parfaire l’excellence de Cock-Pit (traduisez littéralement « coq » ou « pénis » « mis dans un poulailler »… joli jeu de mots!

Cock-Pit de Wen Wei Wang se joue à l’Agora de la danse. du 21 au 24 avril. Billets disponible sur le site de La Vitrine Culturelle de Montréal.

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View Partially Obstructed, un pas artistique et social contre la violence

Habituée aux compositions contemporaines québécoises, j’ai été très surprise par le côté « propre » et subversif de View Partially Obstructed, nouveau spectacle de danse contemporaine réalisé par la chorégraphe New-yorkaise Gina Gibney. La communication avec le public existe à peine, les corps ne sont pas en transe, ils sont même dénués d’émotions, les mouvements sont nettement moins saccadés, et pourtant le sujet est grave.

Je n’y ai pas trouvé non plus cette petite interprétation subjective qu’il me plait d’utiliser dans l’art contemporain mais j’y ai compris en revanche la disruption des genres où la femme devient l’égal de l’homme, prend même une place bien plus forte en le soulevant dans les airs, en inversant les rôles dominant/dominé finalement. Une vision plutôt avant-gardiste de la danse où effectivement on ne sait plus très bien ce que l’on voit ou ce que l’on doit croire sur le genre humain.

view partially obstructed by gina gibney
Photo: Anja Hitzenberger

Artistiquement parlant, J’ai eu l’impression ici d’assister à un tableau vivant merveilleusement aidé par une musique planante de Ryan Lott et des projections visuelles en temps réel étonnantes de Joshua Ott. Je tiens à saluer aussi la prestation particulièrement brillante de Courtney Drasner, longiligne, sublime et gracieuse… si gracieuse! A noter aussi le final, très réussi avec des éclairages incroyables.

Les amateurs de sensations et émotions fortes seront déçus. Les introspectifs adoreront en revanche.

Finalement, un très beau message vient accompagner cette dernière création de Gina Gibney: le projet Danse contre la violence. L’objectif consiste à créer des chorégraphies contemporaines humanistes mais aussi à donner la parole aux femmes dans le besoin, la souffrance. Avec la dance, elles peuvent se réapproprier leur corps, leurs émotions et repartir plus confiantes et vaillantes. Quatre partenaires au Québec se sont alliés à ce projet: l’Agora de la danse, l’avocate Amélie Dionne Charest, les maisons d’hébergement La Dauphinelle et Montréal Danse. Un magnifique pas social et artistique qui ne demande qu’à grandir!

View Partially Obstructed se joue du 25 au 27 février 2010 à l’Agora de la danse – 840 rue Cherrier – à partir de 20h.

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