Culture

Art de Vivre et Culture dans le Mile-Ex

Publié Mon, 05 Oct 2015 14:26:02 +0000, par Sarah Duvivier, dans Lifestyle

Samedi 26 septembre, je décide de profiter d’une des dernières journées de beau temps (et par beau temps, j’entends ‘chaleur’) et pars explorer une partie de la ville dans laquelle j’ai peu l’occasion de me rendre, le Mile-Ex, quartier dynamique en plein essor dont on entend beaucoup parler depuis quelques années.

Alexandraplatz Bar Mile Ex

First things first, après une soirée arrosée la veille, mon estomac crie famine. Je me dirige donc vers le Marché de nuit du Mile-Ex qui a lieu tous les mois pendant l’été. Food trucks et artisans 100% montréalais sont au rendez-vous. L’ambiance est décontractée, on s’assoit à une table au soleil, on prend un verre à l’Alexandraplatz Bar et on déguste de savoureux tacos au Grumman 78. Et comme on est à Montréal, il y a forcément des DJs qui animent le tout. La dernière édition ayant eu lieu la semaine dernière, il va falloir attendre l’été prochain. En attendant, on peut aussi jeter un œil à la programmation du tout nouveau et excentrique espace créatif 820Plaza (aussi librairie et disquaire). Prochain événement en musique le 24 octobre. En fait, dans le Mile Ex, les locaux ont décidé de s’approprier l’espace urbain en investissant lofts et vieux entrepôts pour les transformer en hauts lieu de la culture (voir aussi la Galerie d’Art LSB).

Alexandraplatz Bar Mile Ex

Pour rester dans le thème du Mexique, je décide d’aller à l’exposition Frida Kahlo organisée par le collectif Nebulae. Petit détour par le Parc Jarry pour une pause digestion à l’ombre d’un saule pleureur, je ris du spectacle offert par les canards et les écureuils qui s’en donnent à cœur joie. Arrivée à La Cenne, centre culturel situé juste devant le parc, je plonge immédiatement dans l’univers torturé de notre mexicaine au monosourcil préférée. Je parcours sa vie comme je visiterais une maison, en allant de pièce en pièce, en m’arrêtant dans un couloir. Photos d’époque, reproductions de ses œuvres, lettres qu’elle a écrites à ses amis, ses amants et textes bien pensés et bien moins emmerdants que dans un musée traditionnel ; l’exposition est très ludique et j’en apprends beaucoup sur la vie, très douloureuse, de l’artiste. Sexe, alcool, féminisme et communisme, tout est bon pour oublier les souffrances que son corps mutilé lui impose. C’est la première fois que je sors d’une expo en ayant réellement appris quelque chose dont je pourrai me vanter au prochain afterwork.

Nebulae

Encore une fois, comme on est à Montréal, la visite se fait en musique. On commence par de la techno aux sonorités hispaniques (un peu à la Henry Saiz) avant qu’une chanteuse ne déboule sur scène avec sa guitare. À peine a-t-elle ouvert la bouche que les larmes me montent. Elle chante en espagnol, of course, avec une voix à la fois rauque et puissante qui me donne des frissons. Silvia Sabash joue ses propres compositions et nous interprète une version de Bésame Mucho qui me fait fondre (Dalida peut aller se rhabiller!). Trêve de sensiblerie, un DJ électro swing accompagné d’un musicien à la clarinette (membres de la troupe du Speakeasy) lui succèdent et on a alors envie de se déhancher sur leur rythme endiablé. Très bonne façon de commencer un samedi soir!

Nebulae

Les petits plus, l’entrée n’était pas payante mais sur la base d’une contribution volontaire et on pouvait y manger des plats mexicains faits maison en sirotant une sangria (ou de la tequila pour les plus hardis).

On attend avec impatience la prochaine, qui aura lieu en novembre, mais je n’ai pas le droit de vous dévoiler l’artiste qui sera mis en lumière. Surprise…


Vos Commentaires

2 commentaires

Merci pour le bel article. Est-ce que ce que tu appelles le Mile-Ex est en réalité le Mile-End, je suis un peu confuse?

Commentaire de Martine, le 7 octobre 2015

Merci pour le commentaire Martine =)
Cela débute dans le Mile-Ex avec l’Alexandraplatz Bar, le 820Plaza et la Galerie d’Art LSB mais il est vrai qu’au-delà du Parc Jarry, on déborde un peu!

Commentaire de Sarah Duvivier, le 8 octobre 2015

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